Jean-Louis MAHJUN
En 1970, il crée, chez Vogue, le premier
groupe Mahjun, influencé par Captain Beefheart, Hendrix et
Zappa. Viennent ensuite deux LP chez Saravah et les rencontres avec
Barouh, Caussimon, Mc Neil, Higelin, etc... qui l'amèneront
à la chanson française.
Premier album solo en 1978 - premier succés grand public en 80
avec le sixième LP - 10 ans de scènes francophones : La
Rochelle, Bourges, Nyons, Grand Prix du Festival de Spa,
Théâtre de la Ville de Paris. La préparation du
dixième LP tourne court : le label ferme ses portes, les bandes
sont perdues.
Après deux ans d'errance, c'est la rencontre avec Alain Giroux
et le début d'une nouvelle aventure, et, 700 concerts plus tard,
il est reconnu comme le premier violoniste de blues en France
(Trophée France Blues 1998 et 2002).
Alain GIROUX
Vers la fin des années 50, Alain Giroux,
alors jeune guitariste nourri de Brassens, tombe dans la marmite du
blues à l'écoute d'un disque de Big Bill Broonzy. L'effet
est immédiat et durable.
Il écoute et assimile les styles de tous ces guitaristes qui, de
Blind Lemon Jefferson à John Lee Hooker, en passant par Robert
Johnson et de nombreux autres, ont fait l'Histoire du Blues.
Considéré comme l'un des meilleurs représentants
du blues acoustique en France, un pionnier dans ce domaine, il a
à son actif neuf albums, des vidéos pédagogiques,
des méthodes de guitare. Il anime par ailleurs des stages et des
ateliers.
Après avoir tourné avec Bill Deraime, puis Jean-Jacques
Milteau, il partage la scène, depuis vingt ans maintenant,
avec Jean-Louis Mahjun.
Cette "Rencontre du deuxième type", explosive
dès les premières mesures, devait donner naissance
à un véritable duo des plus originaux. Tandem
stratosphérique où le violon alto et la mandoline de
Jean-Louis Mahjun - "l'irréel violoniste atomique" (Rock &
Folk) - tissent des impétuosités sonores sur la voix
éraillée, la rythmique swing, les riffs courts et
tranchants de la guitare d'Alain Giroux.
Deux personnages, deux styles apparemment opposés mais
éminemment complémentaires. Un vrai "mini big band" qui
offre une musique dense, féconde, où feeling et
virtuosité se répondent... où un boogie-woogie
peut soudainement se teinter d'accents tziganes, irlandais ou rock 'n'
roll, sans que les puristes y trouvent à redire.
Improvisations, contorsions harmoniques et purs états de
grâce... L'aisance pyrotechnique de deux grands ! Leur
complicité sur scène a fait de leur spectacle un
régal pour les yeux et les oreilles.